Si les aliments n’ont pas de pouvoir curatif en soi, les bénéfices d’une alimentation saine sur la santé sont abondamment diffusés par les experts.

Du 25 au 29 septembre avait lieu la semaine canadienne de sensibilisation à la malnutrition, initiative du groupe de travail canadien sur la malnutrition (GTCM). Le slogan: “Les aliments, tout comme les médicaments, font aussi partie du traitement !”

Le groupe publiait en 2015 les résultats d’une vaste étude sur les soins nutritionnels dans les hôpitaux canadiens. Selon cette étude, « Il a été montré que la durée de l’hospitalisation était plus courte d’une journée chez les patients malnutris dont l’état nutritionnel s’était amélioré pendant le séjour à l’hôpital. » (1)

Parmi les patients susceptibles de présenter un risque continu de malnutrition après leur sortie de l’hôpital : les plus de 65 ans…

Si vous avez déjà pris soin d’un parent vieillissant, ce fait ne vous surprendra peut-être pas. La maladie apporte son lot de complications, dont, bien souvent, le manque d’appétit et parfois un régime compliqué.

Pourtant le problème de malnutrition est souvent présent avant même d’être hospitalisé, puisque, toujours selon cette étude, 45 % des adultes étaient malnutris au moment de leur admission à l’hôpital.

D’ailleurs, Santé Canada a observé une faible consommation d’aliments de la plupart des groupes alimentaires chez les adultes de plus de 70 ans et les adolescentes, ainsi qu’une prévalence élevée d’apport insuffisant pour la majorité des nutriments. (2)

Mieux vaut prévenir que guérir

C’est vrai qu’on ne rajeunit pas et qu’il n’est pas toujours possible d’éviter la maladie. Mais on cherche parfois à guérir avec la médication ce qu’on aurait pu prévenir et certaines complications pourraient être évitées grâce à l’application de recommandations de base.

Une mesure aussi simple que de ne pas se fier à sa soif et boire suffisamment d’eau permet de prévenir non seulement la déshydratation et ses complications, mais aussi éviter constipation et maladie du rein. Vitamines, minéraux, fibres et protéines contenus dans les fruits et légumes, les produits céréaliers de grains entiers, viandes et substituts, produits laitiers et leurs substituts fournissent à votre organisme autant d’armes contre les maladies chroniques, la constipation, les infections et le cancer. (3)

Il y a trois mois déjà, Pas de giblotte! vous parlait du questionnaire du professeur Heather Keller, Dt.P., PhD, FDC. Cet outil gratuit est une autre façon simple de prévenir plutôt que guérir.

Saviez-vous qu’une évaluation aux trois mois de vos habitudes alimentaires avec un outil comme celui-ci est recommandée afin de dépister tout risque de dénutrition?

Pourquoi ne pas prendre quelques minutes pour lire à nouveau l’article La dénutrition vous guette-t-elle vraiment?, télécharger et remplir le questionnaire?

Vous avez des questions ou aimeriez nous suggérer des sujets d’articles portant sur l’alimentation, n’hésitez pas à nous écrire dans les commentaires ci-dessous ou à info@pasdegiblotte.com.

Vous connaissez un retraité qui pourrait tirer profit de cette information? Partagez cet article sur Facebook ou par courriel!

 

Au plaisir de vous lire!

Evelyn & Gilles

Evelyn & Gilles


 

Références 

  1. Malnutrition à l’admission à l’hôpital – facteurs de contribution et effets sur la durée de l’hospitalisation : Étude de cohorte prospective du Groupe de travail canadien sur la malnutrition. – Groupe de travail canadien sur la malnutrition.
  2. Examen des données probantes à la base des recommandations alimentaires : Résumé des résultats et impact sur le Guide alimentaire canadien – Publication — Aliments et nutrition. Santé Canada.
  3. Ajoutez de la vie aux années!Extenso.